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Le podcast des soignants nomades

Le podcast des soignants nomades c’est un rendez-vous mensuel qui donne la parole à des professionnels de santé qui ont choisi de suivre le très célèbre proverbe : « aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs» au pied de la lettre. Pour quelques mois ou pour toute une vie, ces soignants ont choisi de prendre le très célèbre proverbe français au mot : aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Que ce soit aux USA, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna en passant par le Grand Nord Québécois, accompagnez-nous pour un voyage autour du monde des différentes façons de soigner !

Dans notre groupe Facebook : infirmiers dans le monde nous avons remarqués que beaucoup d’entre vous était trés interessé par les pays anglophone, notamment l’Angleterre, l’Irlande ou l’Écosse. Nous en avons donc profité pour poser quelques questions à Noëmie une infirmière Française qui a réalisé l’ensemble des démarches nécéssaires pour travailler en Angleterre. 




Travailler en tant qu’infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

#Tu es infirmière et tu as fait la démarche de partir travailler en Angleterre, peux-tu nous raconter comment ça s’est passé ?

A 25 ans, sans enfant ni aucune attache et chacun diplômé depuis deux ans, nous avons eu avec mon conjoint une envie d’aller voir ailleurs comment ça se passer tant qu’il en était encore temps (sans que la vie de famille soit forcément un frein à la découverte mais elle rend quand même l’organisation plus complexe).

Partir c’est bien mais nous ne voulions pas le faire dans n’importe quelle condition. Nous voulions que l’un au moins ait un travail. Mon conjoint étant ingénieur il peut trouver un poste dans tous les pays mais pas n’ importe où, alors que pour ma part la tache s’avérait plus simple. Mon conjoint s’est a eu une possibilité de transfert dans un centre au Nord de l’Angleterre au 1er Janvier 2016 donc nous voilà parti la tête la première dans les (longue, très longues) démarches administratives.

En parallèle de la demande d’une demande de disponibilité pour suivit de conjoint auprès de mon hôpital, j’ai fait une demande de dossier auprès du NMC (Nurse and Midwifery Council), qui est un mélange entre l’ARS et l’Ordre Infirmier. Une quinzaine de jour plus tard je reçois le dossier à compléter, à faire tamponner et signer par l’ARS et par un médecin agréé et à renvoyer avec tout un tas de documents certifiés (par un commissaire de police, un notaire, un avocat,..) et traduits : pièce d’identité, diplôme infirmier, extrait de casier judiciaire ainsi qu’un récapitulatif des heures théoriques et pratiques signé et tamponné par l’IFSI. Attention, chaque photocopie de pièce originale jointe au dossier doit être certifiée conforme. Une photocopie mal authentifiée m’a valu un retard de 6 mois dans l’obtention de mon PIN me permettant d’exercer comme infirmière (soit 11 mois au total).

Lire aussi : Travailler en tant qu’infirmier au Canada !

À cela s’ajoute maintenant et depuis Janvier 2016 la nécessiter d’obtenir une note d’au moins 7/9 au IELTS, l’examen de connaissance de la langue anglaise reconnu dans tous le Commonwealth ainsi qu’aux USA.

Il n’est absolument pas nécessaire de faire tamponner quoique ce soit par l’Ordre Infirmier qui ne se trouve pas être très renseigné sur le sujet et ni compétent dans les démarches, l’ARS étant l’organisme référent dans la gestion des infirmières en France.

LE PODCAST LES SOIGNANTS NOMADES

Le podcast des soignants nomades c’est un rendez-vous mensuel qui donne la parole à des professionnels de santé qui ont choisi de suivre le très célèbre proverbe : « aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs» au pied de la lettre. Pour quelques mois ou pour toute une vie, ces soignants ont choisi de prendre le très célèbre proverbe français au mot : aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Que ce soit aux USA, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna en passant par le Grand Nord Québécois, accompagnez-nous pour un voyage autour du monde des différentes façons de soigner !

Travailler en tant qu’infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

#Quelles démarches as-tu du faire pour pouvoir exercer là bas ?

Une fois ce fameux PIN obtenu il est assez facile de trouver un poste en Angleterre. Pas besoin (pour l’instant) de permis de travail. Pour ma part je me suis présentée à une journée de recrutement infirmier qui se tenait dans l’hôpital de ma ville. Il y avait un stand pour chaque service qui recrutait (autant dire quasiment tous) et ayant travaillé dès la sortie de l’école aux urgences je me suis naturellement dirigé vers celui là. Je me suis inscrite et dans l’heure qui a suivit j’ai passé un entretien. Après moins de 15min une des deux cadres présentes me dit : « félicitations vous avez le poste ». Il s’agissait en fait d’un accord de principe : en Angleterre, pour travailler dans le service public il faut montrer pattes blanches : ils paient un organisme chargé de faire des recherches sur nous et qui remet un équivalent de l’extrait de casier judiciaire et demandent des lettres de  recommandations pour les postes occupés lors des trois dernières années (mes cadres françaises ont été ravies d’être inondées de mail en anglais).

Sinon il y a aussi la possibilité de faire de l’intérim avec souvent une demande de référence mais les agences sont plus souples sur les démarches.

Travailler en tant qu'infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

#Comment est le travail d’une infirmière en Angleterre ? le salaire ?

Première chose à savoir, les études d’infirmières sont ici très universitaires. La formation comporte principalement des cours théoriques et même si elle présente aussi des stages pratiques j’ai pu m’apercevoir qu’il s’agissait plus de stage d’observation que des stages pratiques comme on peut le voir en France. Toute la pratique est donc validée sur mannequin à l’université.

Lire aussi : les aventures de Pierre infirmier en Écosse

Ceci fait qu’une fois arrivé sur le marché du travail les jeunes diplômés se retrouvent à devoir faire des actes techniques qu’ils n’ont jamais eu à faire sur de vraies personnes. Face à cela il a été mis en place par les hôpitaux des formations obligatoires pour chaque nouvelle recrue sans laquelle elle ne peut pratiquer de gestes techniques. Les médecins sur place se retrouvent donc très souvent à devoir pallier au manque de formation (ou de validation des acquis) de certains infirmiers. Je me suis donc vu proposer une formation pour les prises de sang, la pose de cathéter, la pose et la préparation de médicament par perfusion, l’administration de bolus médicamenteux, l’administration de bolus de morphine, la pose de sonde urinaire chez les femmes, la pose de sonde urinaire chez les hommes et j’en passe…

Une fois toutes ces formations validées, le rôle infirmier est tout à fait équivalent à celui en France.

Travailler en tant qu'infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

Autre grosse différence, le personnel hospitalier est organisé ici en groupe de 1 à 8, de l’ASH au cadre infirmier. L’IDE française appartenant au groupe 5. Au-delà il s’agit soit d’une avancé en terme de management d’équipe arrivant à terme à un rôle de cadre, soit en terme de pratique arrivant à terme à un rôle équivalent à celui d’un médecin.

Au niveau du salaire, en tant que nouveaux arrivants l’ancienneté n’est pas reconnue et on commence donc avec un salaire équivalent à celui d’une personne toute juste sortie d’école.

À noter que comme en France le travail en intérim est beaucoup plus avantageux de ce point de vu là mais les congés ne sont pas payés. Il y aussi la possibilité ici de cumuler un emploi dans le service public et un emploi en intérim contrairement en France.

Travailler en tant qu’infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

#Quel était ton niveau d’anglais avant de partir ?

Difficile de répondre à cette question. Je dirais que j’avais une bonne compréhension orale (merci les séries américaines en VO) et qu’à l’oral je savais qu’une fois dans le bain j’arriverai à m’en sortir. Ayant déjà eu l’occasion dans ma jeunesse de faire un voyage aux Etats-Unis je m’étais aperçu qu’au bout de quelques jours, les mots viennent sans même qu’on n’ait plus à y penser.

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Pour tout ce qui est vocabulaire médical ça s’est avéré être encore plus facile que je le pensais étant donné que les mots sont similaires voir souvent équivalents à ceux en français (la prononciation anglaise à part). J’ai du bien sûr compléter mon vocabulaire pour certaines choses mais quand on y est ça rentre bien plus facilement que quand on a à retenir des listes de vocabulaires.

Travailler en tant qu'infirmière en Angleterre : les conseils de Noëmie

#En général, on trouve que la vie est chère à Londres, où es-tu et quel est le cout de la vie ?

J’habite à environ 45min au Nord de Manchester dans le Lancashire. C’est une des régions les plus pauvres du pays et comme avant mon départ je vivais sur la côte d’azur qui est une des régions les plus chères de France, l’écart du coup de la vie n’est pas si grand et penche même pour certaines choses comme l’immobilier par exemple en notre faveur.

LE PODCAST LES SOIGNANTS NOMADES

Le podcast des soignants nomades c’est un rendez-vous mensuel qui donne la parole à des professionnels de santé qui ont choisi de suivre le très célèbre proverbe : « aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs» au pied de la lettre. Pour quelques mois ou pour toute une vie, ces soignants ont choisi de prendre le très célèbre proverbe français au mot : aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Que ce soit aux USA, en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna en passant par le Grand Nord Québécois, accompagnez-nous pour un voyage autour du monde des différentes façons de soigner !

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