Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie


Le parcours d’Ilham c’est un peu celui qu’on souhaite avoir dans les années à venir, un post graduat en médecine Tropicale en Belgique, puis une année en Nouvelle Calédonie dans un dispensaire proche de la culture Kanake. Elle revient pour nous sur cette année qu’elle qualifie de magique (et on la croit ! ) ! 

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Tu as travaillé en tant qu’infirmière en NC, comment as-tu eu cette opportunité ?

Pour la petite histoire, dès l’obtention de mon diplôme en 2003, après quelques mois d’intérim en France, je suis partie travailler en Suisse par le biais d’une boîte d’intérim. Dans ma tête, j’avais toujours gardé en mémoire ce projet de voyager (en fait, j’étais plus attirée par l’humanitaire, c’est pourquoi en 2006 j’ai fait une formation universitaire en médecine tropicale en Belgique).

Une amie infirmière vivant déjà en N-C m’a motivé de tenter une expérience sur ce beau caillou. L’humanitaire me motivait plus, mais entre temps je suis tombée amoureuse d’un Suisse qui avait envie d’une année sabbatique. Du coup, la Nouvelle-Calédonie était une évidence. J’ai envoyé ma candidature par mail sur un site de recrutement et après un entretien téléphonique j’ai été prise pour une mission de 12 mois en 2007. J’ai donc travaillé durant une année (année 207-2008) dans un Centre Médico Social (CMS), en tant qu’infirmière de Brousse. C’était magique.

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Dans quelle structure as-tu travaillé ? Où se situe-t-elle ? 

J’ai travaillé dans un centre médico-social c’est-à-dire un dispensaire isolé à la pointe Nord Est du Caillou situé à Pouébo. Il se composait de 2 médecins (dont un médecin-chef), 3 infirmiers, un dentiste, une sage-femme, un auxiliaire de vie et la secrétaire médicale. 

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans ton travail là bas ?

Tout d’abord, le fait d’être autonome et l’élargissement du champ de compétences en tant qu’infirmière. En métropole, nous ne sommes pas habituées à être autonomes dans la gestion des horaires, pharmacies, gardes, etc…

En effet, j’ai été amenée à conduire des ambulances, faire des points de sutures (un médecin m’a formé sur place), des soirées et week-ends de garde seule (médecin de garde des fois joignable 24h/24H, mais habitant à 40 km du dispensaire..). Ces gardes ont été un objet de stress pas toujours bien contrôlé… Quand l’infirmière est de garde, les appels au dispensaire et la sonnette des urgences étaient déviés sur mon téléphone. J’ai dû donc parfois descendre au dispensaire en pleine nuit, lampe de poche à la main.

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie
Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Et comment était ta vie là bas ?

Une vie de village 100% rurale et 100% kanak, un long fleuve tranquille et paisible, je m’explique :

Concernant le village en lui-même, il faut s’imaginer une route principale goudronnée (jusqu’à un certain point…) qui serpente entre l’océan et la montagne toute proche, au milieu des palmiers, cocotiers, bananiers et bambous. De temps à autre, un panneau indique le nom d’une tribu, que l’on peut comparer à un quartier, mais les habitations restent discrètes, la plupart cachées derrière les arbres. Toutes ces tribus forment une sorte de commune qui s’étale sur plusieurs kilomètres. C’est Pouebo !

Pas d’éclairage public ni de trottoirs, mais une pompe à essence, des écoles, une mission catholique, un dispensaire, une gendarmerie, un bureau de poste, un magasin de brousse, où les produits sont sagement rangés derrière un comptoir, de la tondeuse au savon de Marseille, en passant par les baguettes de pain françaises et les cd de Bob Marley, une mairie, un snack, un camping-restaurant et deux nakamals, lieux où l’on boit le kava (là, on a fait plus  de 20 kilomètres de route…) . Vous imaginez bien le décor ?

As-tu pu t’intégrer avec les Kanaks ? 

Oui, j’ai su m’intégrer à leur mode de vie et vestimentaire aussi (la robe mission, longue, ample et sans décolleté avait été imposée aux femmes par les missionnaires chrétiens).

Le fait de rester sur un endroit fixe m’a permis de tisser des liens forts et des rencontres fidèles. En plus, mon homme avait dégoté un petit boulot, pas comme cueilleur de bananes, mais comme correspondant local pour le seul journal quotidien de Nouvelle-Calédonie « Les Nouvelles Calédoniennes ». Il a fait des piges pour le journal sur la vie quotidienne ici, ce qui consistait surtout à parler des investissements en cours, constructions, inaugurations, fêtes, mariages, etc. C’est un job qui a permis de trouver le bon prétexte pour aborder les gens et d’aller à leur rencontre, ce qui n’était pas forcément évident au premier abord.

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Quelle est la culture kanake et ont-ils une médecine traditionnelle ?

Quand on parle de culture kanake ou mélanésienne, on parle de tribu, ça compte bien plus que l’individu. Le respect de règles tribales est essentiel. C’est très important de respecter la coutume en Kanaky, ça permet aux kanaks de maintenir un lien entre eux et avec les ancêtres. 

Les Kanaks nous appellent les zozos (métropolitains venus sur le caillou pour travailler) et c’est essentiel pour un « zoreille » de connaître quelques bases sur la culture kanake. Par exemple, il faut respecter l’interdiction de pénétrer les lieux tabous sans l’autorisation préalable du chef de tribu. Avant de visiter ces endroits, il faut en général faire un rituel (des gestes ou discours symboliques et échanges de cadeaux).

Concernant la médecine traditionnelle kanake, elle est très présente dans le quotidien des Kanaks et ces derniers utilisent des plantes locales qui guérissent des maladies traditionnelles (je ne les citerai pas toutes, car elles sont nombreuses, j’en retiens deux) :

  • Le niaouli qui a des vertus contre les rhumatismes et son huile essentielle utilisée pour purifier l’air ou en cas de rhume.
  • Le faux tabac, je ne me souviens plus du nom scientifique, mais c’est la plante la plus utilisée en Nouvelle-Calédonie dans les remèdes traditionnels contre “la gratte” (ciguatera) qui s’attrape en mangeant certains poissons du lagon pendant l’été.

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

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Y a-t-il des pathologies spécifiques à la NC que tu retrouvais en dispensaire ?

Oui, sans parler des maladies connues et répandues dans le monde et dans les pays avancés, en dispensaire on a eu des cas de :

  • Dengue: On l’appelle la “grippe tropicale“. Les virus responsables de cette maladie sont transmis à l’homme par le moustique Aedes aegypti.
  • Leptospirose: C’est une maladie infectieuse provoquée par une bactérie, qui vit essentiellement parmi les rongeurs, mais aussi dans les zones où il y a de l’humidité et de l’eau. La transmission se fait surtout par contact avec les milieux souillés et par les animaux infectés. En Nouvelle-Calédonie c’est une maladie qui touche surtout les professions agropastorales en contacts répétés avec l’eau douce, les animaux domestiques et l’élevage, des porcs notamment.
  •  Ciguatera: La Ciguatera, localement on l’appelle la “gratte“, c’est un empoisonnement typique dans les territoires où l’on consomme des poissons des récifs coralliens

Curieusement pour un pays tropical et de façon jusqu’ici inexpliquée, le paludisme n’existe pas en Nouvelle-Calédonie.

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Quelles étaient les problématiques de santé majeures ? 

Mon expérience est particulière, car j’ai travaillé dans un dispensaire un peu isolé, avec des situations peu communes, un médecin de garde pas toujours sur place, mais je dirais en général que l’équipement sanitaire en Nouvelle-Calédonie est d’un niveau proche de celui des pays avancés. Par contre, au niveau des spécialités, les cas de chirurgie les plus difficiles nécessitent des évacuations sanitaires sur l’Australie avec laquelle existent des accords permettant la prise en charge rapide des malades et la couverture des frais par la système de couverture sociale calédonien..

Il y a un dernier point (en fait y en a beaucoup, mais je me limiterai à celui-ci qui me tient le plus à cœur) c’est celui de l’exposition à la trémolite ((pö), contenant des fibres d’amiante) des tribus mélanésiennes. C’est un problème de santé qui m’a touché, car très peu mis dans la lumière nationale. Pourtant, les effets sur la santé liés à l’inhalation de fibres d’amiante sont bien établis, je ne m’étendrais pas trop sur le sujet (quoique…) mais il a fallu du temps aux autorités de prendre au sérieux ce problème, car j’ai été amenée à soigner des patients ayant des maladies respiratoires graves et probablement liées à la trémolite…l’origine de cette contamination ? Elle est principalement environnementale. Les roches amiantifères occupent près de la moitié du territoire.

Et les maladies de l’amiante, rares à Nouméa (la capitale), touchent surtout la population mélanésienne qui vit au contact du milieu naturel (maladie la plus connue le mésothéliome).

Les médias ont beaucoup parlé du «  », un enduit utilisé comme le lait de chaux pour badigeonner des cases traditionnelles. Il contient une variété d’amphibole : la trémolite. Des fonds ont été débloqués pour éradiquer le Pô des habitations. Mesure certes utile, mais très insuffisante, car la contamination par l’amiante ne se limite pas aux habitations traditionnelles. Sur les pistes de terre non bitumées, le passage des véhicules soulève des nuages de poussières d’amiante. Rien n’a été fait lorsque j’y étais en 2007. Qu’en est-il maintenant ?…J’espère un jour y retourner et espérer un réel changement avec des vraies mesures prises. Imaginez, malgré les mises en garde, on organise même des courses automobiles… Bref, c’était mon coup de gueule sanitaire, car j’ai avalé de la poussière durant une année sans le savoir au début, alors imaginez ceux qui vivent là-bas ? Et enfin, il y a toujours des mines de nickel (le fameux or vert) à ciel ouvert…

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

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Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

Y a-t-il des problèmes de délinquance, d’alcool ou d’agression dans ces villages ?

Oui, en fait ce sont des problèmes que l’on rencontre souvent dans beaucoup d’îles françaises, que ce soit en Nouvelle-Calédonie, Martinique, Guadeloupe ou Guyane… Je n’ai pas grand-chose à ajouter…. entre le taux de chômage plus élevé qu’en métropole, des histoires coloniales différentes dans chaque île et un lourd héritage…c’est un peu le côté triste de la Nouvelle-Calédonie ou sur une autre île d’ailleurs…

Je me souviens d’une fois, on m’avait insulté de sale « blanche », qu’est-ce que j’avais rit…! Imaginer la franco-marocaine qu’on traite de sale « blanche », il n’y a pas un truc qui cloche ? J’ai adoré, car d’habitude,  en métropole, on me traite de« sale arabe » (c’est ce que j’avais répondu au kanak, qui est devenu un bon copain après… ah l’humour et l’échange font souvent des miracles…oui, oui).

Tu as suivi la formation médecine tropicale à l’IMT d’Anvers, peux-tu nous en parler ? Est-ce que ça t’a été utile ?

J’ai fait la formation de médecine tropicale en 2006, c’est une formation complète sur toutes les pathologies tropicales, à but d’acquérir les connaissances et outils nécessaires sur les maladies tropicales, souvent des fléaux dans les pays en voie de développement. Une expérience unique de 3 mois et demi. C’est un diplôme post-graduat reconnu dans toutes les ONG (c’est un peu la porte d’entrée avec en parallèle un bon niveau en anglais conseillé) donc qui a un but humanitaire c’est-à-dire de former des soignants voulant partir en mission humanitaire au sein d’une ONG (médecin sans frontières, Médecin du monde, Action contre la Faim, etc…).

Groupe Facebook : infirmier dans le monde

Si vous aussi vous avez pour désir de travailler à l’étranger en tant que professionnel de santé, n’hésitez pas à nous rejoindre sur notre groupe Facebook pour venir chercher des conseils pratiques sur l’expatriation !

 

Une infirmière dans un dispensaire Kanak en Nouvelle Calédonie

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Les salaires sont-ils les mêmes qu’en métropole ?

Non bien sûr, le fait de vivre dans un site isolé et sur une île te permet d’avoir des avantages salarialesPar contre à Nouméa, la vie est tellement chère que l’on voit peu de différence salariale avec la Métropole.

Quels conseils donnerais-tu aux infirmiers qui veulent aller là-bas ? 

Travailler à Nouméa ? Honnêtement je ne vois pas l’intérêt, à part vivre à l’occidental dans un climat tropical, c’est à dire un blanc vivant entre blancs (pas vraiment de mélange de population au sein de la capitale, mais plutôt une ségrégation pas jolie à voir) sans véritablement connaître et apprécier la culture kanake.

Il faut enlever les a priori concernant la culture kanake et apprendre à connaître ce peuple, car une fois la relation établie, on développe un lien indéfectible dans le tempsUne richesse humaine que j’ai gardée intacte encore maintenant.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Une rencontre humaine incroyable, un partage, un échange, des rires, des chants, des couleurs, un émerveillement tant par la beauté du paysage que par la sincérité des gens rencontrés sur le caillou.

Ilham.

Merci Ilham d’avoir partagé cette fabuleuse expérience avec nous. Elle nous inspire une fois de plus !
N’hésitez pas à poser vos questions à Ilham dans les commentaires.

Vous pouvez également découvrir un autre témoignage d’une infirmière en Nouvelle-Calédonie, Maëlle a travaillé elle aussi dans un dispensaire en Nouvelle-Calédonie. Et vous la Nouvelle Calédonie, ça vous tente  ? 

11 Commentaires

  1. Pouebo c’est une partie gentille de la province nord 🙂
    toléré, jamais accepté… c’est ce qu’on me disait partout en tribu meme quand j’allais soigner les vieux dans les tribus.
    le probleme de la violence, du rapport au canabis et a l’alcool n’est pas assez abordé dans l’article! tout infirmier qui a bossé en dispensaire en province nord en parlera en premier! Il fait pas bon de ne pas etre kanak a la nuit tombé dans ces zones.
    Mais on fait des interventions “fun”, les locaux savent se mettre dessus correctement et en famille, a coup de fusil, de coupecoupe, de moteur hors bord. Un avertissement pour le inf voulant partir, c’est pas le paradis, c’est la jungle et la vie sociale est tres tres limité.

  2. jerry
    28 juin 2016
    Répondre

    @YANNOU CHEZ NOUS,
    Bien résumé,j’ai la même expérience sur Pouébo et la province nord…

  3. lucie
    1 août 2016
    Répondre

    waouh ton récit me fait vraiment rêver !! Je viens d’être diplômée et je bosse aux urgences en france jusqu’en Décembre. J’ai eu la chance de voyager en Inde au camborge et de faire mon stage en troisième année au Burkina faso. Mon projet est de travailler dans un dispensaire de brousse. Penses tu qu’il faut plus d’expériences ? Comment as tu trouver ce poste (quelle sites)? Es tu payé ? Le climat n’est pas trop difficile?

    Merci pour ton super retour d’expérience et j’espère avoir une réponse .
    Lucie

  4. ilham
    13 septembre 2016
    Répondre

    Salut Lucie, merci pour ton message, écoute je pense que tu as déjà bien assez d’expérience par le biais de tes voyages et le Burkina. J’ai commencé en dispensaire après 3 ans et demi de diplôme et j’ai coté beaucoup de collègues avec seulement 1 an de diplôme. Tu as un sîte que tu peux facilement retrouver sur le net, la DPASS Nord et la DPASS Sud. Comme je l’ai dis, c’est beaucoup mieux payé qu’en métropole (en dispensaire donc)?..Le climat est certes tropical mais c’est tout à fait supportable.
    Bonne suite à toi et n’hésite pas à me recontacter si tu veux d’autres infos.
    Ilham

  5. chloé
    7 octobre 2016
    Répondre

    Salut Ilham, la description de ton aventure me fait juste rêver !! Je suis actuellement en 3 eme année d’IFSI et mon plus grand rêve est de partir après l’obtention de mon diplôme dans un dispensaire en NC. Mais comment dois-j m’y prendre ?? comment savoir ou il y a des postes ?? Quelles sont les démarches à faire ??
    en espérant avoir des réponses 🙂
    cordialement
    Chloé

    • ilham
      10 octobre 2016
      Répondre

      Salut Chloé, contente de savoir que mon histoire t’aie captivée!..
      Après ton DE en poche, je te conseille de faire de l’intérim quelques mois (en médecine interne si possible et éventuellement pédiatrie, le petit + serait une expérience aux urgences), histoire d’avoir un CV un peu rempli (en plus de tes stages bien sûr) et aussi de pouvoir partir à la dernière minute dès qu’un poste en NC se libère. Pour travailler en dispensaire, il faut juste envoyer une lettre de motiv+CV à la Direction des Ressources humaines de la province Nord (ou Sud) tu trouveras l’adresse sur http://www.province-nord.nc sans soucis, la direction sanitaire (la DASSPS) se trouve à Koné, il y a un site avec les différents postes vacants sur le site. Je te souhaite sincèrement de réaliser tes projets, mais sache que la NC n’est pas toujours une île accueillante. Il faut l’apprivoiser par la patience, la tolérance et le respect de la culture kanake avec son histoire et ses coutumes. Il faut donc s’attendre à une approche humaine parfois tendue, voir agressive et inhospitalière au premier abord, ce n’est pas tout rose dans un dispensaire c’est vrai, mais le temps que j’y ai passé a permis de tisser des liens sincères et fidèles malgré tout.
      Je suis dispo pour dialoguer plus longuement si tu as d’autres questions, n’hésites pas.
      Bizzzz. Ilham.

  6. carole
    2 novembre 2016
    Répondre

    Bozu Ilham

    Amoureuse du peuple Kanak depuis bientôt 30 ans, j’ai eu la chance, il y a 5 ans de pouvoir rejoindre mes ami(e)s connu à l’époque de leurs études en métropole.
    Je ne suis tjrs sous le charme et tjrs sur la cailloux 😉
    Votre expérience est très belle mais votre personnalité y est aussi pour bcp je pense.
    Je connais Pouébo où j’ai suivi des stagiaires au sein du dispensaire justement, et où j’y ai une amie ” Andy” qui habite au bout de la chaine .
    J’ai eu la chance de participer à des mariages, deuils et si au début j’ai eu droit au monsieur alcoolisé qui me demande “qui t’a amené ici sale blanche”, au petit matin c’est lui et sa bande “nommés les délinks” là bas, qui bloquait la voiture me demandant de laisser un gilet ou quelque chose de moi, ne voulait plus que je quitte le site.
    A chaque fois que j’ai l’occasion de m’y rendre ce n’est que du plaisir!
    Mon métier me permet de bouger Koumac, Pouébo, Touho, Poindimié, Pouembout Lifou et Nouméa…
    Mais c’est sans appel, le Nord et Lifou m’ont envoûtés!
    J’y ai lié de vrais amitiés, retrouvée mes amis de métropole et ce n’est que du bonheur!!!!
    Oleti pour votre témoignage et plein de belles choses à vous.
    Carole

  7. ilham
    25 novembre 2016
    Répondre

    Merci Carole pour votre réponse touchante. Je vous souhaite également de belles aventures pour la suite.
    Amicalement.
    Ilham

  8. emanouel
    18 décembre 2016
    Répondre

    Merci pour votre témoignage. Vous me faite voyager. j’ai passé du temps, a Nouméa. Nos sensibilités a chacuns, prennent des chemins différents dans nos vies. Et souhaite revenir un jour dans ce bout du monde , ou il y a un truc ! (une MAGIE) je ne sais pas, que je n’ai plus retrouvé nulle part ailleurs… Je suis heureux de votre sensibilité.

  9. Ophélie
    20 novembre 2017
    Répondre

    Salut Ilham!
    Superbe article ! Ca donne encore plus envie d’y aller !
    J’avais une petite question ; je suis étudiante sage femme en dernière année et je serais vraiment très intéressée d’exercer en Nouvelle-Calédonie.
    Aurais-tu éventuellement des informations concernant cette profession ?
    Un grand merci d’avance !
    Ophélie

  10. Laurie
    25 avril 2018
    Répondre

    Bonjour,
    Je suis actuellement en train de suivre le post-graduat en Médecine Tropicale à Anvers. Dans le cadre du scénario sur les systèmes de santé locaux, on doit réaliser un essai. Le but est d’identifier un problème dans un centre de santé ou structure de santé et/ou en lien avec un problème de santé spécifique ! La problématique sur les maladies liées à l’amiante dans cette région m’intéresse beaucoup ! Serais-tu m’en dire d’avantage stp ? (Sur les problèmes que tu as rencontré face à ça et sur les moyens que tu as éventuellement déployer pour trouver une solution au problème)

    Merci !!

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