Préparer un voyage au long cours en tenant compte de la loi de Murphy*


Préparer un voyage au long cours en tenant compte de la loi de Murphy*. Exemples et corollaire de loi de Murphy appliqué aux voyages.

Cette semaine avec Florence nous avons regardé le dernier film de Christopher Nolan “Interstellar“. Sans vouloir spoiler comme un manant ce film génial et qui compte au casting les superstars : Matthew McConaughey et Anne Hathaway, il est question en gros de fin du monde et de sacrifice de soi au service de la planète. Pour la petite histoire dans ce film, la fille de Matthew McConaughey est appelée Murphy à cause de ladite loi.

Préparer un voyage au long cours en tenant compte de la loi de Murphy*

Dans cette grosse production hollywoodienne est abordé un concept intéressant qui est la Loi de Murphy et en discutant avec Florence j’ai pensé qu’il serait plutôt marrant de le décliner au thème du voyage au long cours puisque c’est ce qui va nous occuper ses prochains mois…

Pour bien comprendre cet article qui je l’espère va défragmenter votre esprit, il est important de comprendre le sens premier de la fameuse loi de Murphy que je vais essayé de définir ci-dessous.

Même si les infos sur ce fameux Murphy ne sont pas très claires, on sait que c’était un capitaine de l’US Air Force et qu’il a pondu cette loi en 1949 après une erreur réalisée par son assistant. L’origine de la loi était née (et le principe de précaution aussi).

La loi de Murphy est un principe empirique qui dit que « Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner » (en anglais : « Anything that can go wrong, will go wrong ». Cette loi est aussi définie comme, si l’on en croit Wikipédia,  « loi de l’emmerdement maximum » ou « loi de la vexation universelle ». En effet, à quoi bon faire quelque chose si l’on est persuadé que cela va forcément mal se passer ?

La loi de Murphy est au-dessus de toute loi, c’est la loi qui régit les lois. C’est la loi des pessimistes, des malchanceux.

Préparer un voyage au long cours en tenant compte de la loi de Murphy*

Revenons donc à nos moutons, vous vous demandez surement comment la loi de Murphy peut-elle s’appliquer au voyage au long cours ? Elle s’applique tous les jours et en tout temps. En lâchant un pitch assez bref sur notre trip en Amérique du Sud et si on l’applique à la Loi de Murphy, on pourrait dire que l’on va droit à la catastrophe… En effet, n’est-ce pas jouer avec le feu le fait de partir 1 an dans un van VW vieux de 15 ans ? Traverser des pays où pour certains nous ne connaissons même pas la langue et où il n’existe même pas de cartes routières fiable ?

En parlant de cartes routières, sur cet excellent site sont déclinés plusieurs lois et corollaires qui découlent de la loi de Murphy. Voilà quelques morceaux choisis :

– Quel que soit l’endroit que vous recherchez sur un guide routier, il se trouve réparti sur deux pages éloignées.

– Quelle que soit l’ancienneté de votre guide, si vous rachetez la dernière version, pas une virgule n’aura changé. Quelle que soit l’ancienneté de votre guide, si vous ne rachetez pas la dernière version, tout aura changé.

– Celui qui sait où il va ne va jamais loin.

– Il faut toujours plus de temps pour y aller que pour en revenir.

– Le temps passe trois fois plus vite pendant les congés.

La loi de Murphy peut aussi s’appliquer aussi au voyage et à la santé :

– Tout ce qui est bon est mauvais pour votre santé.

Loi de la Tourista : elle se déclarera de préférence pendant une excursion au milieu de nulle part plutôt que dans votre chambre d’hôtel.

– Si vous échappez par miracle à la tourista en dépit de tous vos efforts pour manger et boire local, elle se déclarera à votre retour à Paris grâce à un anodin sandwich jambon-beurre.

– C’est toujours dans les périodes de canicule que la clim décide de tomber en panne.

– La tendance qu’à la fumée de cigarette, de barbecue, à se diriger vers une personne est proportionnelle à la sensibilité de cette même personne envers cette fumée.

– Le café est la cause principale des turbulences en altitude.

La loi des créatifs : 

– “Chaque fois que vous avez une idée géniale, vous trouverez tout le temps quelqu’un qui l’a eue avant. ” Pourquoi perdre son temps à chercher une idée originale alors ?

La loi du camping :

– “Une tente possède deux états :

1) le double toit fuit ;

2) le tapis de sol est percé. “

– La seule place sans sanitaire, ni bosse et autres problèmes de topographie, sera occupée par une colonie de fourmis.

– Une tente de camping comporte toujours plus de trous que de sardines.

Et d’autre loi un peu plus généraliste :

– Rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît.

– Même si quelque chose ne peut pas aller mal, cela ira mal quand même.

– Toute solution amène de nouveaux problèmes.

– 90 % de toute chose est de la merde.

– Quoi que vous décidiez de faire, il y a autre chose à faire auparavant.

– La tartine tombe toujours du côté de la confiture.

– C’est quand on ne regarde pas que le but est marqué.

– C’est après avoir garé ta voiture à deux kilomètres de distance, que quatre places se libèrent simultanément juste en bas de chez toi.

Plus sérieusement parler de la loi de Murphy, me fait penser à mes cours de gestion des risques développés à l’IFSI (institut de formation en soins infirmiers). Pour ceux que ne connaît pas la gestion des risques, c’est une discipline qui vise à éviter (identifier) un risque avant même que celui-ci ne se produise. De quoi faire bondir notre cher soldat de l’US Air Force  !

Pourquoi parler de la gestion des risques dans une formation d’infirmier me direz-vous ? Surement parce qu’il y a pas mal de risques qui sont inhérents à notre fonction et en se rappelant que toute activité humaine est potentiellement à risque. Nous apprendre à les reconnaitre avant même qu’ils arrivent, c’est d’une manière ou d’une autre les éviter, ou du moins les identifier pour les rendre acceptables, même si cela est impossible d’après la loi de Murphy. Dans la gestion des risques, la probabilité d’apparition d’un événement imprévu est appelée événement indésirable, qu’il est possible d’analyser et de corriger en faisant l’analyse de celui-ci grâce à une identification “à priori” et “à fortiori”.

Pour ma part, je pense que c’est cette fameuse loi de Murphy qui vous fait prendre votre imperméable même s’il fait beau (oui car même s’il fait beau, il se peut qu’il pleuve) ou encore qui vous fait revenir prendre vos papiers de voiture, car c’est bien connu c’est le jour où vous les oubliez que vous allez vous faire contrôler.

Pour en revenir avec la problématique générale de cet article, j’ai essayé d’appliquer la loi de Murphy à ce qui va nous intéresser ces prochains mois :

– En voyage, c’est toujours la maladie qu’on n’était pas sensé développer que l’on va contracter.

– Il ne sert à rien de prendre une roue de secours puisque vous allez crever 2 fois à 300 mètres de la première fois.

– C’est toujours quand vous êtes perdu que vous n’avez plus de réseau.

– L’objet qui vous manque, c’est toujours le dernier petit truc qu’on a décidé de ne pas mettre dans son sac au dernier moment.

– En road-trip, c’est toujours quand on a besoin d’essence qu’on ne croise plus une seule station-service à l’horizon.

– C’est toujours quand on a pas besoin d’essence qu’on croise 10 stations-services.

Bon, vous l’aurez compris, la fameuse loi de Murphy n’est que de la psychologie, c’est-à-dire que l’être humain aura plus tendance à remarquer et à marquer dans son esprit tout ce qui est négatif plus que positif. L’optimisme est la loi qui est superieure à celle de la loi de Murphy. Le raisonnement positif, la planification et le plan B, vous permettront de défier la loi de Murphy.

Alors aujourd’hui comment allez-vous défier la loi de Murphy ?

*Merci de prendre en compte le ton volontairement décalé de cet article et ne prendre au sérieux que ce qui l’est vraiment 😉

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